
Frère James Kimpton est né en Grande Bretagne en 1923. Il a toujours fait partie de ces gens ordinaires qui ne se posent jamais de questions sur leur avenir, mais qui ont un seul but une seule mission et qui s’y tiennent avec obstination, on avance et on ne regarde jamais en arrière. Pour James Kimpton cette mission consistera à consacrer sa vie, toute sa vie, à venir en aide aux exclus et aux plus démunis de la planète. C’était un pragmatique le frère James : même si on n’a rien, on peut toujours tendre une main, se sera son slogan (Reaching the Unreached) qu’il ne cessera de mettre en œuvre tout au long de sa vie : il nous a quitté à l’âge de quatre-vingts ans.
★Une idée de génie de frère Kimpton.
James Kimpton était un moine anglais qui appartenait à l’ordre des« Frères des Ecoles Chrétiennes » fondé par Jean-Baptiste de la Salle en 1680. Après avoir travaillé au Sri Lanka puis à Madurai, James décida de s’établir à Kallupati (dans le sud de l’Inde) et de s’occuper des orphelins les plus démunis.
Au bout de quelques années d’observation une idée se fit jour « pourquoi ne pas faire élever les enfants par des femmes dans des maisons individuelles et dans des villages autonomes ? » Il fallait trouver des femmes expérimentées qui soient célibataires, sans attaches et dévouées. Très rapidement il pensa aux veuves, seules à pouvoir remplir ces conditions.
En effet, à la mort de son mari, en Inde, la vie d’une femme bascule, car c’est le signe, pour les Hindous, qu’elle n’a pas su protéger son époux de son vivant. Après le décès de celui-ci elle est chassée de sa famille et de son village. Très souvent le voyageur peut voir de ces malheureuses sur le bord des routes qui vivent sous des toiles goudronnées.
Une évidence et un problème de taille s’imposés à frère Kimpton : si les veuves étaient chassées des villages, il fallait en construire d’autres, où elles pourraient vivre en toute sécurité. En Inde, comme dans beaucoup de pays, un village se construit toujours autour d’un point d’eau. Qu’à cela ne tienne, notre moine se fit sourcier, puis bien entendu, maçon, couvreur, menuisier, électricien etc.
Aujourd’hui, il a foré plus de 2500 puits communautaires, son œuvre compte 8700 maisons familiales, chaque village a son dispensaire qui veille sur la santé de ses habitants et, bien entendu, l’école offre l’instruction nécessaire aux enfants. Aujourd’hui ce centre est géré par le frère Anthony Paulsamy.