Nous avons cru bon de joindre ces quelques mots sur ce merveilleux site, où nous aimons nous rendre chaque année, pour rencontrer tous les filleuls indiens de nos parrains français. Vous aussi vous pouvez faire de même, en nous accompagnant l’été prochain. Rendez-vous sur notre site à la rubrique voyage.
KODAIKANAL est une des plus authentiques “hill station” de l’Inde du sud. De ses nombreux hôtels jusqu’à son parcours de golf, tout est “So british”. Kadai, comme disent entre eux les gens qui savent de quoi ils parlent, est une ville de plus de 40.000 habitants, très prisée des indiens d’un certain niveau social, pour son climat, son parcours de golf, son lac avec ses multiples activités nautiques, ses nombreuses écoles (payantes) fréquentées par les enfants de la « middle class » la plus huppée du pays et enfin par son école internationale, très connue dans la péninsule, c’est en quelque sorte et avec quelques bémols, un Eton indien qui n’est pratiquement accessible, comme son frère anglais, qu’à la classe la plus fortunée de la nation.
Il nous faut constater que cette ville construite par les anglais au XIX siècle à 2000 mètres d’altitude, très fréquentée l’été, par les habitants de la plaine, du fait de son climat, était, et ceci dès le début destiné à devenir un grand centre d’éducation et d’enseignement.
En effet, une des plus grandes dames de la pédagogie moderne, la Docteure Maria MONTESSORI y fit un séjour forcé de cinq années. Lorsque la seconde guerre éclata Maria MONTESSORI se trouvait au centre théosophique de Madras (aujourd’hui Chennai) ; comme elle était citoyenne italienne, de facto, elle endossa le statut de prisonnière et fut envoyée par les anglais en résidence surveillée, jusqu’à la fin de la guerre, à Kodaikanal. Son souvenir au fil des ans s’est estompé parmi la population, mais ses méthodes ont durablement marqué l’éducation et l’enseignement des établissements scolaires de la ville.
Attention, en Inde plus qu’ailleurs, il faut savoir prendre ses distances, n’oublions surtout pas que pour un hindou (ce mot renvoie à la religion alors qu’Indien indique la nationalité) la réalité n’est qu’illusion. En effet, autour de cet îlot, très bourgeois, que nous venons d’évoquer, il ne faudrait pas oublier ces milliers d’êtres humains qui vivent, ou plutôt, qui essayent de survivre à la misère quotidienne.
N’oublions surtout pas que le salaire d’un coolie (porteur), qui est l’activité professionnelle la plus courante, est inférieur à 35 euros mensuel.